Richard Wagner : Götterdämmerung (Le Voyage de Siegfried sur le Rhin, La Mort de Siegfried et la Marche funèbre) – Gustav Mahler : Symphonie n° 1 ; Orchestre philharmonique symphonique, Orchestre symphonique royal, Carlos Païta ; # Le Palais des Dégustateurs PDD052 ; Enregistrements 1982/83 + 1977, Sortie le 27.02.2026 (76’58) – Critique de Remy Franck

Dans « Le Voyage de Siegfried sur le Rhin », Carlos Païta dépeint avec maestria l’émerveillement et l’admiration initiaux du héros, suivis de sa ferveur enthousiaste. S’ensuit une interprétation intense et prolongée de la marche funèbre.
Le chef d’orchestre aborde la Première Symphonie de Mahler avec une forte orientation programmatique, bien que Mahler ait retiré le programme, qui conserve sans aucun doute toute son importance pour cette œuvre. Païta entame le premier mouvement par une ouverture très calme et contemplative et le conclut par une fin extatique. Il démontre que Gustav Mahler se délectait des détails, des choses infimes, dans cette œuvre méticuleuse, des délicates descriptions de paysages aux profondes réflexions sur la vie et la mort.
Dans le Scherzo, le chef d’orchestre suscite chaleur et joie à chaque occasion. Il dirige le troisième mouvement avec une grande nuance et de riches contrastes.
Dans le Finale, il exploite pleinement la puissance brute et le drame saisissant qu’il offre. Il superpose les plans musicaux avec une grande maîtrise, de sorte que le son ne devient jamais lourd, mais reste toujours transparent. Dans la partie centrale, le lyrisme extatique et intime atteint une beauté envoûtante.
L’orchestre, qui réunissait sans doute à l’époque les meilleurs musiciens londoniens, livre une performance superbe. L’enregistrement, d’une spatialisation optimale, offre un son présent et clair, sans sacrifier la profondeur des basses.
Mais le plus admirable reste la capacité du chef d’orchestre à inspirer ses musiciens et à les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes grâce à une direction d’une grande finesse.
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